Le monde de l'abeille, c'est un monde vaste : un monde qui parle de floraisons, d'essaimage, de biodiversité, de pollinisation et d'un insecte décidément passionnant.

C'est un monde où l'on pourrait n'aborder que des sujets parlant d'apiculture, de belles histoires issues de nos terroirs Français, de la façon dont nos apiculteurs récoltent le miel et vivent au rythme de leurs cheptels. C'est aussi -malheureusement- un monde où il faudrait parler de pesticides, de Varroa, de météo changeante et de syndrome d'effondrement des colonies.

Si vous voulez connaître toutes ces belles histoires, ces histoires de passionnés, ces histoires touchantes, et débattre des enjeux qui concernent notre chère abeille, la meilleure des façons est d'aller à la rencontre de votre apiculteur sur votre marché local, dans sa miellerie ou lors d'évènements nationaux comme les Apidays. Car c'est encore lui qui sera le plus à même de vous faire partager sa passion et de la transmettre aux générations futures.

Le mot "apithérapie" vient du grec "apis" (les abeilles) et "therapeía" (cure) : une étymologie qui parle donc d'elle même. 

L’apithérapie est une discipline qui consiste à utiliser les produits récoltés, transformés ou sécrétés par l’abeille - le miel, la propolis, le pollen, la gelée royale - à des fins thérapeutiques ou diététiques.

La pratique de l'apithérapie serait aussi ancienne que l'apiculture elle-même... soit environ depuis 900 ans avant J.C. ! L'être humain, en parallèle de sa sédentarisation, a donc appris à "domestiquer" les abeilles et à user de ses divers produits, depuis bien longtemps. Une histoire qui explique l'étendue de notre savoir empirique sur les vertus des trésors de la ruche que sont propolis, miel, gelée royale, pollen et cire !

La trousse à pharmacie des abeilles

On peut raisonnablement penser que les premiers usages des produits de la ruche se sont limités à leur intérêt nutritionnel. Mais c'est vers -400 avant J.C. qu'Hippocrate, père de la médecine, commence à parler de miel en application cutanée, pour le soin de la peau. Plus tard, le médecin persan Avicenne (980 -1037 après J.C.) parlera dans ses ouvrages de l'intérêt de la propolis, pour la peau également, mais pas seulement...

Très longtemps oubliée du grand public, l'apithérapie n'est réapparue dans les usages communs que très récemment. Notre perception moderne de cette pratique millénaire s'est ainsi longtemps associée à un usage exclusif du venin d'abeilles. Mais sous l'impulsion de nombreuses études scientifiques, cette définition étriquée s'est à nouveau élargie à l'ensemble des produits de la ruche.

Ces études ont mis l'accent sur le potentiel de la Propolis, du Miel, de la gelée royale ou encore du pollen. Cette vision plus large a ainsi révélé l'intérêt des propriétés des produits de la ruche et leur a permis de pleinement réintégrer notre définition moderne de l'apithérapie.

Aujourd'hui pratiquée en Europe, en Asie ou encore aux Etats-unis, l'apithérapie a déjà (re)conquis de nombreux pays et retrouve petit à petit le chemin des foyers familiaux, grâce à une offre de produits finis de plus en plus large.

À la lumière de ces études et grâce à un usage millénaire, les connaissances communes prêtent à ces trésors de la ruche un intérêt pour les 3 sphères suivantes :
•    L’ensemble de la sphère interne.
•    Le soin de la bouche et de la gorge.
•    Les soins et l’hygiène de la peau.